Je ne pouvais voir leurs visages, engloutis dans l’ombre d’eux-mêmes. Comme le cou des cygnes qui se croisent, ils ne faisaient qu’une même silhouette, dont les arcs s’étaient une fois unis en une lueur d’étain sous le néon. Le comptoir des légumes. Entre une fuite de leurs corps, je vois l’objet de l’intimité : un jeune couple, un après midi d’hiver suspendu, un livre de recettes ouvert et immobile.
dimanche, janvier 20, 2008
Recettes d’hiver
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1 commentaire:
Silence...
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