lundi, mai 28, 2007

Note

Ils reviennent bientôt, me hanter j'en ai peur. Calcutta, Bangkok, et Montréal de nouveau. Le fil de la bobine s'est déroulée, étendue. Sèche, elle les redéposeront dans l'antre que j'avais conquis. Je l'ai vu à la télévision, le dimanche soir. Mêmes les ânes sauvages se déchirent les plaines infinies. Dans le creux de mon petit cratère d'appartement, dans mon troisième lunaire, j'avais fini par planté un petit drapeau, tissé de solitude. Leur retour me parvient tranquillement, comme une note de violoncelle au fil de l'horizon. Je vibre un peu, comme le bois d'un vieil instrument qui grince. Ou comme un plancher qui craque, celui d'une bibliothèque un peu oubliée.

Cette nuit, j'ai écouté ça.

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