Quand toutes les lettres sont alignées dans un certain ordre, on obtient parfois une phrase. Comme lorsqu'on s'exécute au piano, le doigté énoncent les phrasés quand on ne trébuche pas ici et là dans des pièges d'allégresse. L'agilité, la souplesse dans l'exécution peut tromper. Il m'est déjà arrivé d'entendre certain s'extasier devant des mélodies, une prouesse qu'on méprendrait pour du génie. Wow, c'est tellement beau, jamais je ne pourrais faire ça. Parfois, tout devient tellement prévisible, les répliques et les regards d'un ami, le boum-boum d'une soirée, ce même vide partout.Ton ami dans l'ivresse de la nuit te lance une phrase incongrue en terminant sur les lèvres de son amour comme pour une tentative désespérée de te rejoindre, de t'étouffer. Qu'est-ce que tout cela tu te demandes. Courir sur la nuit dans une auto noire et ne rien voir dehors. Quand l'amour même ne sert qu'à consoler. Quand on est que pour d'autres. L'indiférrence.
La musique, c'est comme les mots. L'illusion de la virtuosité et du prodige n'apparaît qu'aux âmes flouées et myopes. Il y a une différence entre la parole et la poésie, entre les gammes et le feu sous la peau.
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