mardi, juillet 04, 2006

Écrire.

Commencer en font 26 pour mieux voir les mots. Pour me faire croire que ce que j’ai à dire pourrait importer à quelqu’un. Qu'arrivera t-il à ce lieu de confession? La couleur de la rouille ou de l'oubli existe-elle sur le cyber-espace? Si je meurs, il n'y aura pas de lettres secrètes sous mon lit. Mes mots, ici, m’inventent, pour qu’on puisse un jour me retrouver, me déterrer, puis me nommer.

J’aurai voulu être si étourdi pour enfin confondre mes langues, mes phrases, les respirer et ne plus être lié. J’aurai voulu ne pas effacer chaque mot comme obsédé par la peur des traces derrière et du blanc devant. Peut être l’ordinateur est-il devenu un lieu de recueillement, recueil et ment comme dans un moment de prière, seul. Mais on tournera toujours autour du vrai, autour de l’insaisissable proie.

Écrire est un verbe qui me conjugue...

1 commentaire:

Pierre-Léon Lalonde a dit...

"écrire est un verbe qui me conjugue..."

Plus que parfait ! Dans n'importe quel temps...