samedi, février 24, 2007

Ping...

J'ai dit une chose. Sans y penser. Je croyais qu'elle rebondirait simplement, comme lorsqu'on jouait au ping pong ensemble dans le sous-sol poussiéreux de la maison. Je n'ai jamais voulu gagner, faire un seul point. C'était toujours ma plus grande crainte que la boule blanche t'échappe. Car ç'aurait été tout de ma faute. Je ne souhaitais que ces aller-retours des choses, cet échange éternel, une cohésion parfaite, de nos avant-bras et des micro-secondes. Il fallait tout accorder. Un rythme, un espace, un temps. Et s'y bercer.

Ce soir, j'ai reouvert la porte, descendu ces marches. Le plancher a tant refroidi, défiguré par les éruptions de pyrite. Ce n'était pas le temps. Ce n'était pas le moment. Rien n'était en place, ni les étoiles, ni nos coeurs. Mais je n'en peux plus d'attendre que les astres, que les vents, que tu me dises que tu pensais mourir et que je n'en saches rien. Je ne veux plus arriver trop tard, et tu veux que je reste satellite. J'ai dit une chose, tu es parti sans manger. Ton repas froid sur la table. Et moi, espérant que son frère ne saute pas le garde-fou.

1 commentaire:

Véronique a dit...

*sourire*