mardi, janvier 09, 2007

9:42 am

Angoisse en guise de matin. Dans ma main, un pain, en vain. Sans saveur.

Je regarde le chat, lui aussi tourne en rond. J'aimerais que le chatgrin se repose, mais il vit aux mêmes heures que moi. Ça ne sert à rien de tenter de le déjouer, de dormir ici et là, mettre son réveil-matin, obéir ou pas. Je suis comme un débutant du jazz. Celui qui a apprend l'improvisation. Mais je trébuche à chaque pas, là où il aurait fallu essayer cette note, poser un doux silence, je suis ni l'un ni l'autre dans ce spectre, comment est-ce possible, d'être ni sous le soleil, ni son ombre? Même la liberté a ses tonalités, ses bémols à l'armure.

je pars marcher dans la rue
la chanson dans le creux de mon oreille, me dit:
i've never seen you so awful
i found you at the bottom of a russian novel

2 commentaires:

Anonyme a dit...

Et pourtant la musique de tes mots est un tel plaisir...

Anonyme a dit...

Retrouve les éloquences de tes mélodies rédigées, car j'ai pépié de ta mélodie.

lolita