vendredi, août 18, 2006

Patience

J'ai voulu acheter un cahier pour y écrire, mais les lignes étaient trop foncées. Sur ces plages encore blanches elles s'étalaient comme les barreaux d'une cage. Comme le souffle du court moment libre, écrire se fait quelquepart entre une page toute blanche sans repère et une feuille lourdement rayée. Nous avions deux canaris à la maison. En revenant un soir après un voyage aux États-Unis, nous les trouvâmes tous deux couchés dans le fond de la cage, posée par terre. De froid ou de faim, les oiseaux ont dû crier toute notre absence jusqu'au dernier souffle. Comment avions-nous pu les oublier? Qui auraient pu les nourrir? Peu importe la saison, on ne peut attendre pour toujours.

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