lundi, juin 09, 2008
Ma famille
Ces jours de chaleur, une par une, nous fermons les fenêtres. Je longe les murs en partant du salon, père passe dans nos chambres à coucher. Pour retenir la fraîcheur polie, créée de toute pièce, il faut retenir son souffle, bomber le torse. Nous sommes le moment d'avant le chaos, nous sommes des instants retenus, immobiles, imperméable, cloîtrée des corps étrangers. Pourtant, tant de choses inanimées resteront. Tant de livres dans ma bibliothèque lus qu'à moitié et nous partirons un jour, consommés et à bout de souffle. D'ici ce jour, nous sommes ensemble une cage thoraxique, un plongeur sur le tremplin, un bond suspendu.
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