Le soleil se couche presque. Les pères s'inquiètent sous le crépuscule, les genoux sur la ligne de touche. Les jeunes enfants courent d'un côté puis de l'autre. Entre tous, un ballon qui ne fait que s'échapper. Drôle de paysage, pendant un cours instant, j'imagine l'immense grue tirer les enfants par une ficelle invisible, vers le ciel. Mais derrière nous tous, ces tours immobiles de l'incinérateur éteint s'ancrent, imposantes et éternelles comme l'âge de pierre.
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Les portes coulissantes glissent et j'échappe un moment de la nuit. Le néon m'acceuille, me recueille comme un fruit mûr tombé de ses branches. J'aimerais être une pomme, rouler vers ces rayons et me ranger. Avoir l'avantage des apparences, briller, éclater, éclipser le ver qui dévore le coeur de l'intérieur. C'est comme ça, parce que le plaisir nocturne défie tout, le sommeil et le silence, comme un phare sur l'estuaire.
1 commentaire:
Je suis le ballon...
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