J'ai jamais eu peur d'elle. On m'a déjà raconté que mon arrière grand père élevait des ruches, pour que coule cette insouciance comme un lent cours d'eau dans nos veines. L'abeille travaille trop fort pour se soucier de moi. Je pensais, je savais être intouchable, car l'enfance m'est restée collée à la peau, mon écorce increvable. J'ai jamais eu peur d'elle, car à mes yeux, elle n'était qu'une douce danse.
En préparant mes boîtes pour le déménagement, je vois qu'un nid de guêpes a germé dans la remise. Elles suivent le 1er juillet comme nous. J'approche tranquillement pour prendre la boîte. Trop tard. La piqûre me perce, incisive comme la brûlure.
Le soir. Téléphone. Quoi? La mort d'une tante. Comme ça, en deux jours, sans avertissement. Plus ça va, à chaque jour, même là, une pluie en après midi, et je sais, je vois maintenant, que la vie, la mort, tout ressemble à la danse d'une abeille, si près de la peau.
samedi, juin 30, 2007
S'abonner à :
Publier des commentaires (Atom)
1 commentaire:
Égoistement, j'ai envie de dire:
Encore.
Publier un commentaire